ADU, us et coutumes…


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Par ISTC
Mis à jour le 2026-01-20 13:25:57

Pour assainir le milieu du foncier urbain et promouvoir l´investissement dans le domaine de l´immobilier, l´État de Côte d´Ivoire a institué une nouvelle réforme : l´Attestation du Droit d´Usage (ADU). Aussitôt instituée, elle suscite de vifs débats.


Citoyens, experts et acteurs de l’immobilier s’empoignent. Présentée comme une solution pour simplifier l’accès à la propriété foncière et régulariser l’occupation des terrains, elle déroule, dans la pratique, de graves inquiétudes. Officiellement, l’ADU devait sécuriser les occupants des terrains non titrés. Mais vite, le constat est fait qu’elle cache des zones d’ombre, source de méfiances.

    D’abord, contrairement à un titre foncier classique, l’ADU ne confère pas une propriété pleine et entière. Elle ne donne aucune garantie juridique et administrative pour les descendants de ses acquéreurs. De plus, l’ADU, quoique document moderne, est comme un poison pour la civilisation et la culture africaine. Car, le document ne semble pas respecter nos coutumes en matière de gestion foncière.

Dans nos sociétés ancestrales, les terres appartiennent à nos ancêtres. Elles nécessitent un minimum de pratiques saines avant toute utilisation. Or, avec l’ADU, c’est la course effrénée au gain financier qui s’oppose violemment aux pratiques ancestrales dans la gestion de foncière.

   Telles sont les raisons que nous avons découvertes derrières les conflits autour de l’ADU dans le traitement du présent dossier. Un vrai conflit projeté entre la modernité et nos us et coutumes.

Lubbert TOUNDE

et Amani N’ZUE

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