
2025-03-30 14:32:17
Il a été conçu pour faciliter la manipulation des marchandises dans les ports et à bord des navires. Il a donc été initialement pensé pour le transport maritime des marchandises. Mais au fil du temps et des besoins, son usage s’est diversifié, englobant également le stockage et le transport des biens. Lui, c’est le conteneur qu’on rencontre un peu partout dans les rues du District autonome d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. On en distingue désormais trois types dans les rues de « Babi », nom de caresse donné à la capitale économique ivoirienne par les jeunes : les conteneurs maritimes en provenance d’Europe, les conteneurs dits « locaux » et les conteneurs préfabriqués confectionnés localement.
L’utilisation des conteneurs est perçue comme une solution émergente face à l’augmentation des prix du foncier et aux difficultés d’accès aux locaux commerciaux. C’est pourquoi ces géantes structures métalliques occupent une place centrale dans nos rues. Et les populations font preuve d’ingéniosité dans l’utilisation de ces conteneurs : on les retrouve aménagés en bureaux ou espaces commerciaux. Dans tous les cas, ils offrent une alternative rapide et économique aux jeunes entrepreneurs.
Le hic, c’est la prolifération des conteneurs comporte des menaces pour l’urbanisme et pour la sécurité sanitaire. Ce phénomène pose finalement la question de l’intervention de l’État pour encadrer cette tendance à l’utilisation des conteneurs sans freiner la dynamique économique qu’ils génèrent. Tels sont les problèmes que la présente édition du Journal-école de l’ISTC-Polytechnique, Le Communicateur, consacre, dans le cadre des Mini-pratiques professionnelles (Mini-PP) de l’année 2024-2025, au sujet de « la prolifération des conteneurs dans les rues du District autonome d’Abidjan. Un dossier à lire absolument.